QUOI DE NEUF

QUOI DE NEUF



Déclaration de Marrakech de la
société civile et des mouvements
sociaux Africains et internationaux
A l’occasion de la COP22

30/11/2016

Nous, mouvements sociaux marocains, maghrébins, africains et internationaux,
rassemblés à Marrakech à l’occasion de la COP22 réaffirmons notre détermination à
construire et défendre la justice climatique, et notamment à agir pour maintenir le
réchauffement climatique sous la barre des 1,5°C – conformément à l’engagement pris à
Paris par l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement.

Le monde ne peut pas attendre

Partout, les inégalités sociales se creusent, les droits régressent, les conflits et les
guerres se multiplient ou s’enlisent. Nos peuples sont opprimés et la biodiversité s’éteint.


Les conséquences du changement climatique sont particulièrement fortes en Afrique et
dans les pays du Sud.
Les records de chaleurs, dépassés tout au long de l’année 2016, et la succession de
cyclones, d’ouragans, d’inondations, de feu de forêts, de sécheresses, nous rappellent
que le changement climatique est une réalité, qui affecte d’ores et déjà des centaines de
millions d’entre nous - en particulier le flot de migrant.e.s arraché.e.s de leur terre et
jeté.e.s dans les eaux au péril de leur vie.

Nous savons que la différence entre 1,5°C et
2°C de réchauffement n’est pas mathématique mais est une question de vie ou de mort.
Les mouvements et les organisations de la société civile constatent que les négociations
internationales sur le climat ne parviennent à déboucher sur les politiques
indispensables, et considèrent donc que continuer de construire le mouvement pour la
justice climatique est une priorité.
Nous dénonçons également la présence de multinationales polluantes et criminelles dans
l’enceinte de la COP. Les COP ne doivent pas être transformées en opération de
greenwashing par des gouvernements qui ne respectent pas nos droits et nos libertés.

Zéro fossile, 100 % renouvelables : notre horizon, notre lutte

Contenir le réchauffement climatique à 1,5°C implique de laisser les combustibles fossiles
dans le sol, en commençant par les hydrocarbures non-conventionnels. Nous appelons
donc les dirigeant.e.s du monde entier à geler le développement de nouveaux projets
fossiles et à engager la transition juste vers un futur 100% renouvelable et
démocratique. L’industrie fossile est engagée dans une bataille pour sa propre survie.
Nous savons donc que nous devons nous mobiliser pour bloquer ses projets destructeurs,
partout où cela sera nécessaire.

Nous devons également nous battre pour ne pas être dépossédé.e.s des alternatives :
nous travaillons à une transformation sociale, écologique, féministe et démocratique et
ainsi construire les emplois de demain.
Nous exigeons également un contrôle citoyen sur le fonds verts, donc 50% des
financements doivent aller à des projets et stratégies basés sur les communautés et les
écosystèmes.

C’est la seule voie pour sortir du modèle productiviste extractif, soumis aux règles du
marché et ne pas tomber dans le piège de l’économie verte et des fausses solutions :
notre avenir ne dépend pas de la main invisible du marché mais du pouvoir des peuples
du monde entier.

Contre Donald Trump et son monde...

Certains utilisent la crise sociale pour justifier des politiques réactionnaires,
conservatrices, racistes, sexistes, qui ne font qu’accroître les injustices climatiques.
Donald Trump n’est que le dernier avatar de ce national-populisme autoritaire, qui
menace en premier lieux les femmes, les personnes de couleurs, les migrant.e.s, les
musulman.e.s et les plus pauvres d’entre nous.
...un climat de convergence

Nous exigeons la libération immédiate de tou.te.s les prisonnièr.e.s environnementaux et
la protection des défenseur.e.s de l’environnement, partout dans le monde.
De notre côté, nous nous engageons à œuvrer conjointement pour :
 instaurer des processus d'élaboration des politiques collectifs et concertés à
l'échelle locale et territoriale pour garantir une participation citoyenne effective,
faire entendre la voix de la société civile, et faire des législations nationales des
vecteurs de justice sociale et d'émancipation permettant de garantir aux peuples
la réappropriation des biens communs (la terre, l’eau, l’air, les semences), ce qui
passe notamment par la défense de la souveraineté alimentaire ;
 concevoir et mettre en place un espace régional citoyen en intégrant en particulier
l'espace africain, l’espace méditerranéen et celui des États insulaires qui reflètent
l’ampleur et l’urgence à avancer dans nos combats communs pour la justice
climatique.;
Nos peuples souffrent mais nos luttes sur le terrain prennent de l'ampleur et la prise de
conscience collective de la nécessité d'unité, de respect de la diversité et de
complémentarité des modes d'action, s'amplifie.
Nous sommes convaincu.e.s que les changements nécessaires sont profonds. Nous
refusons que nos États se plient aux choix du libre-échange et permettent à des
entreprises de se doter d'armes législatives leur permettant d'agir impunément et que les
lois du marché puissent outre-passer l'accession aux droits pour toutes les femmes et
tous les hommes, de défendre le droit des petit.e.s paysan.ne.s et pécheur.e.s, et de
toute celles et ceux qui sont en première ligne de la construction d’un monde réellement
juste et durable.


Nous n'attendrons pas les moments de négociation internationale pour nous réunir et
travailler à notre convergence. La travail se fait depuis longtemps, se poursuit et
continuera sur le terrain et au niveau des mouvements de base qui luttent localement
pour un autre système, un autre monde.
Nous tenons en particulier à affirmer notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui
sont en première ligne de la lutte contre l’extractivisme : à Imider, à Gabes, à Aïn Salah,
à Standing Rock, à Notre Dame des Landes, et partout ailleurs. Nous sommes solidaires
de la lutte du peuple Palestinien pour sa liberté et ses droits à la terre et à l’accès à ses ressources.

Aujourd’hui, nous réaffirmons avec force et conviction qu’un autre monde est
possible !

Adoptée à Marrakech le 17 Novembre 2016

إ

 


 


 
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